Braine mairiescreen

Sur la Grand Place, ce bâtiment  construit entièrement en pierre bleue d’Ecaussinnes, est un mélange de tradition médiévale locale et de style Renaissance. Il date vraisemblablement de la seconde moitié du XVIème siècle (1599) et fut acquis, en 1652, par le duc d’Arenberg, Seigneur de Braine-le-Comte.

Il a été brûlé en 1914 par les Allemands et reconstruit en 1920. Sa cloche, la Bageole, cloche de la basse geôle (prison de la ville) est conservée dans le petit campanile. Suite à la démolition de la halle, le bâtiment fut loué aux Magistrats en 1720 et vendu à la commune au XIXème siècle par la famille d’Arenberg.

Restauré en 1905 Jules Charbonnelle ajoutera un  clocheton et installera une cage d’escalier lumineuse à l’arrière. L'hôtel a connu pluseurs réfections.

Il a servi d’Hôtel de Ville jusqu'aux années 70 et de bureau de police. Il héberge actuellement le Plan de Cohésion sociale.

La porte en anse de janier est entourée d'une archivolte à crossette.   Des moulures prismatiques en forment la base.

[...]"Des documents des XVème et XVIème siècles attestent que les comtes de Hainaut possédaient, à Braine-le-Comte, une résidence dénommée "Le Logis du Roi".  Il nous est permis de supposer qu'elle n'était autre que le bâtiment servant anciennement d'Hôtel de Ville. Vers 1720, lors de la démolition des la Halle, le duc d'Arenberg accorda en location aux magistrats de Braine, la maison communale.

La demeure ne fut pas construite d'un seul jet.  L'Hôtel de Ville est une construction de style Renaissance.  La première partie, celle du Nord, date de 1549.  La seconde fut édifiée en 1608.  C'est ce qui explique la différence si marquante qui existe dans la décoration extérieure. Les fenêtres de la partie située au Nord sont à croisillons en pierre avec moulures.  Au dessus des fenêtres du rez-de-chaussée, sur les linteaux, existe une frise avec perlage finement ciselé.  Des pilastres à panneaux partent du cordon de l'étage pour aboutir à la corniche en pierre.  Celle-ci est soutenue par des corbeaux moulurés du côté droit et tout à fait unis du côté gauche.

La salle du conseil possède deux cheminées monumentales en pierre de Soignies du XVIIème siècle.  Dans le vestibule et la cage d'escalier, se trouvent des portes très jolies à encadrements en pierre avec linteaux en accolade et niche au-dessus avec fleuron. Tous les plafonds sont à sommiers et gîtes en chêne parfaitement conservés.

Détruite partiellement à plusieurs reprises, elle a chaque fois été restaurée telle qu'elle était auparavant. Lors de la restauration de 1905, les plafonds ont été débarrassés des plâtras dont on les avaient recouverts.  Les sommiers, gîtes et planchettes ont été nettoyés.   Les châssis, volets et viraux à plomb ont été refaits comme le modèle ancien retrouvé dans les combles.  La corniche a été débarrassée de son cheval en zinc et les lucarnes restaurées.  Pour terminer, la toiture a été couronnée par un clocheton abritant une cloche "la Bageole" ainsi qu'une horloge." [...]in http://www.ronquieres.org/villebrainelecomte.html

Braine-le-Comte_,_Hôtel_d'Arenberg

Photo Jean-Pol Grandmont 2016 CC

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Lors du salon du livre , nous avons déjeuné à l'hôtel d'Arenberg, salle des Mambours.
Le terme mambour ou mambourg est un terme du XII ème, synonyme de tuteur, curateur. Dans certaines confréries catholiques, se nommait ainsi le trésorier. Il y avait ainsi le mambour des communs pauvres, le mambour de l'église* et le mambour de l'hôpital.En principe, le mambour ou receveur était choisi par le curé, mais le Seigneur du lieu et le Magistrat pouvaient présenter un candidat.À son entrée en fonction, il devait prêter serment devant le Seigneur ou son officier, les hommes de la Cour de Justice et le Curé.Il était nommé pour un an et devait, à sa sortie, rendre ses comptes aux  mêmes autorités. Le mambour pouvait être maintenu dans la place pendant plusieurs années.
Le  mambour des pauvres était rémunéré selon le chiffre d’affaires. Il recevait pour gages le vingtième des revenus, tant en grains qu’argent. Il pouvait aussi percevoir pour ses  vacations, "lettrages"  écritures,  demandées par certains qui désiraient avoir une copie  d’un acte authentique, une certaine somme d’argent,  équivalente pour le papier timbré, le temps de  vacation passé à la rédaction.
Ce fonctionnaire devait savoir lire et écrire, connaître les lois, les règlements émanant de ses supérieurs.

On l'appellerait , actuellement le gestionnaire comme celui des CCAS (centres communaux d'aide sociale)

*Ils géraient et redistribuaient le bénéfice des terres et biens de l'église, par exemple, aux nécessiteux .

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Le grand bailli du Hainaut était l'officier de justice supérieur du comté du même nom. Dès le Moyen Âge, celui-ci présida, en l'absence du comte, la Cour Souveraine et le Conseil de Hainaut.Du XVe siècle au XVIIIe siècle, cette charge fut régulièrement cumulée avec celle de gouverneur du Hainaut. Ceux qui rendaient la justice au nom du roi, étaient appelés officiers royaux d'épée, baillis royaux, grands baillis.

Un bailli est le représentant du roi ou du prince, sur un territoire (en Belgique comme en France ). C'est un officier de judicature chargé de faire appliquer la justice et de contrôler l'administration. Actuellement on parle de préfet .
Les baillis contrôlent l'activité des prévôts et tiennent des sessions judiciaires qui amorcent une juridiction royale d'appel. Le bailli est également un agent unique et polyvalent, établi par le roi, salarié, révocable à tout moment et soumis aux institutions centrales et aux enquêteurs royaux. Il est juge et tient des assises périodiques. Il est chef militaire et responsable des finances domaniales.
Ils se déplacent par deux ou par trois, un ecclésiastique et un ou deux laïcs,

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La salle du Grand bailli reçoit des expositions et le marché de Noël.

Au menu de notre repas , entre auteurs , organisateurs et accompagnants des casse-croûte composés à la demande , poulet au curry , poulet bolognaise , crudités , oeufs . Des fromages artisanaux belges évidemment , des boissons variées et du thé ou du café .

Une jolie ambiance  conviviale .

Nous ne pouvions pas déjeuner dans la salle des mariages de l'hôtel de ville ni même y prendre un café  de peur de dégrader la salle .

J'ai mieux compris quand j'ai étudié de plus près l'histoire de la pierre bleue dont la pièce était carrelée . C'est une pierre dure qui supporte mal les acides. Je vous en parlerai .

Violette

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