Souvenirs de pommes de terre ...
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Le texte du Breton Pierrick Gourru est un copié -collé .
Il parle exactement ce que j'ai connu avec mon grand-père, mon tad-coz Fanch.
J'ai un souvenir impérissable de ses pommes de terre locales cuites au sel dans une cocotte en fonte. Elles accompagnaient le pesked , c'est à dire le poisson de sa pêche . Des pommes de terre farineuses...
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Je n'ai jamais retrouvé ce goût que je réclame à Monsieur Sakura , le chef de cuisine . Ce n'est pas faute d'avoir essayé toutes sortes de pommes de terre y compris de petites productions des îles bretonnes et charentaises.
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"Aujourd’hui, un souvenir culinaire de la bande côtière du Cap Sizun, les “Val Douar Bleudeg Dizerett”, les pommes de terres farineuses desséchées ! Véritable pompe à sauce du Cap !
Le Cap Sizun produisait jadis différentes variétés de pommes de terre pour l’exportation hors du département, tel que “l'industrie” ou “l’Abondance”, mais ces variétés ne trouvaient pas beaucoup d'intérêt dans notre région. Parmi les nombreuses variétés cultivées alors, la Kerpondy était appréciée et se faisait en frite ou en purée.
Mais pour accompagner le Pesked, le choix de la pomme de terre était primordial, elle devait être d’une variété farineuse tel que “l’Osbott”, pomme de terre locale très prisée alors. Et si on remonte le temps, il y avait aussi celle que l’on appelait “Val Douar Jakez”, toutes deux malheureusement disparues aujourd’hui.
Les bretons ne payant pas la gabelle, impôt sur le sel jadis, la cuisson de la pomme de terre se faisant sans restriction, verra naître la véritable recette des Patates Salées dont celle-ci est arrivée jusqu’à nous transmise par nos mamans et perdure chez certains encore aujourd'hui.
Au Cap, nous n’aurions jamais accompagné le poisson avec une variété “Dourennek” (molle et juteuse), ça c’était pour le "Goélienn" des cochons !
De la cuisson dépendait aussi sa saveur, beaucoup de gros sel et très peu d’eau pour la cuire, elle était surtout desséchée à plein feu en fin de cuisson. Bien “Rostée” dans le Pod Houarn (marmite), sa peau souvent difficile à arracher mais sa chair si savoureuse !
Tout un art ! Un mode de cuisson pour une pomme de terre qui acceptait autant de sauce que l’on désirait ! Aussi avec un gros morceau de bon beurre de ferme fondant sur celle-ci, Hummm, An teuzar ! Avec un maquereau frais ou une tranche de lieu pannée à la farine, tous deux frits et baignés dans la belle sauce de beurre noisette, quel délice ! Une véritable recette vénérée au Cap Sizun !
Certains d’entre vous se souviennent peut être encore qu’elle étaient les Reines de la fête, lorsqu’on les mettaient à cuire dans les braises du feu de la St Jean. Avec nos petites mains noires comme du charbon pour les éplucher, elles donnaient une saveur particulière à cette fête qui rassemblait autrefois tous les villages du Cap qui se faisaient concurrence autour de leurs grands feux montant jusqu’au ciel dans une nuit de fin juin, rassemblant joyeusement les jeunes et les anciens pour faire durer le plus possible la luminosité aidée à l'époque des superbes vers luisants dans la nuit la plus courte de l’année, nos pommes de terre dégustées au couteau, devenaient alors un Gwastel Val Douar ! "
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Violette
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Au beurre salé