Des œufs de Pâques
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Pour Pâques, Madame Victoire, fille du roi Louis XV, a droit à une étrange surprise : deux œufs de poule… qui s’ouvrent pour laisser apparaître de délicates sculptures miniatures, chefs-d’œuvre de précision. Montés sur des socles en bois ornés de papier doré, ces œufs élèvent une tradition populaire au rang de véritable œuvre d’art. Pourquoi un tel cadeau en 1783 à Versailles ?
Photo du haut : Deux personnages avec des œufs, psautier, 1280-1290, Gallica, Bibliothèque nationale de France, Paris
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Œufs de Pâques surprise de Madame Victoire, 1783
15 x 12 x 12 cm
Musée Lambinet, Versailles
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Publié dans Les Rues du vieux Paris : galerie populaire et pittoresque, Victor Fournel, édité par Firmin-Didot, 1879,
Gallica, Bibliothèque nationale de France, Paris
Les deux œufs représentent deux scènes de l’exploit accompli par Louis Gillet, maréchal des logis à la retraite. À la fin du XVIIIe siècle, près d’Autun, l’officier délivre une jeune fille attachée à un arbre et attaquée par des brigands avant de la ramener à ses parents. Cette histoire est ensuite popularisée à travers la diffusion d’estampes et l’écriture d’une pièce de théâtre en 1783.
À Pâques, la coutume de s’offrir des œufs, symboles de fertilité et de vie, marque la fin des privations du Carême. Sous le règne de Louis XV, ces présents sont particulièrement luxueux, composés notamment de pierreries, d’or et de peintures. Madame Victoire aurait reçu deux œufs peints par Antoine Watteau et Nicolas Lancret.
Vraie coquille d'œuf de poule coupée en deux avec à l'intérieur une scénette en divers matériaux (carton peint, papier peint, bois, cire, mousse, velours, soie, terre cuite, verre). Se referme par une chaînette en métal. Oeuf posé sur une couronne, elle-même sur un piétement de bois peint, décoré de galons en papier doré et de têtes de taureau en porcelaine, sur un socle en bois doré. Ce récit héroïque, qui a fait le tour du pays à l’époque, incarne des valeurs chères à la princesse, comme le courage, la galanterie et la modestie.
Depuis l’Antiquité, on s’offre des œufs à l’arrivée du printemps, car ils sont des symboles de fécondité et de renouveau.
À la cour de Versailles, des œufs de toutes sortes - et même parfois d’autruches - sont désormais décorés avec un raffinement extrême. Dorés ou peints, ils sont aussi vidés pour dissimuler des pierres précieuses et des sculptures.
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Œuf d'autruche attribué à Jean-Étienne Lebel
ca. 1760 - ca. 1765 et /ou ca. 1765 - ca. 1775
Rijksmuseum Amsterdam
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Paire d'œufs d'autruche attribuée à Lebel circa 1760.
Bronze et peinture polychrome -37,5 x 18 cm chacun
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Et moi dans tout ça ? Repas de Pâques: pique -nique au salon du livre du Fidelaire (Eure) . Œufs durs , œufs de lump et paniers de cocos pâtissiers...
Et vous ?
Violette
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Oeuf de Pâques peint par Jean-Etienne Lebel – 1767/1774
Collections du château de Versailles