La vannerie féminine au Maroc est un art ancestral de tressage de fibres naturelles transmis de génération en génération.
Une production semi-artisanale réalisée à domicile ou en coopératives, d'objets utilitaires et décoratifs.
J'ai toujours été épatée par leur dextérité .
Fabriqués à partir de fibres naturelles, ils sont initialement destinés à la conservation des aliments, au stockage ou à la décoration. J'aime y mettre les fruits ...
A Marrakech,les femmes fabriquent des paniers et autres produits à usage domestique à base de doum, Hyphaenethebaica, palmier nain, puis les vendent sur la place Jemaa el-Fna pour s'assurer un revenu familial. Et une autonomie hors de chez elles .
Mais elles se cachent le visage pour préserver leur identité . Autonomie relative ...
Les voyageurs s’en munissaient lors de leur long périple pour prévenir le scorbut, une maladie due à une carence en vitamine C.
La Cive de Saint-Jacques-de-Compostelle Allium lusitanicum var Saint-Jacques, Allium X cornutum, Allium cepa X fistulosum est une échalote perpétuelle, de la ciboule ou de la cive qui forme des touffes de feuilles rondes et creuses. Ses bulbes sont plus petits que ceux de l’échalote. Elle a la particularité de ne presque jamais fleurir sous nos latitudes. Ses feuilles sont donc consommables plus longtemps.
cCest une plante vivace, elle est le plus souvent cultivée comme bisannuelle avec la division des touffes.
Evitez-lui la proximité des légumineuses (haricots, pois, fèves…).
C'est une plante rustique qui ressemble à l’échalote classique avec un goût proche de l’oignon avec des notes légèrement aillées. Les bulbes et feuilles de la ciboule de Saint Jacques sont comestibles. Les bulbes peuvent être consommés crus ou cuits, tandis que les feuilles sont idéales en salades, potées ou en sauces.
Elle est consommable toute l’année : lorsque ses feuilles disparaissent en été ou sous l’effet du gel, ses bulbes restent source de vitamines et pas seulement pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
On récolte les feuilles selon les besoins, de mars-avril jusqu’au mois de juin et du mois d’août jusqu’en automne ou au début de l’hiver selon les régions. Les bulbes se récoltent, eux, à partir au début de l’été, mais attention, ils doivent être consommés rapidement, car ils ne se conservent que 2 mois environ. Ils flétrissent très rapidement.
Elle est riche en vitamines A, B, C et en sels minéraux ce qui en fait une ressource précieuse toute l’année.
L’échalote de Saint-Jacques est une variété d’Allium lusitanicum (ail des montagnes) issue d’une sélection allemande. La plante d’origine fait des fleurs, se reproduit très bien par semis et pousse en sol plutôt pauvre à exposition ensoleillée.
Elle est aussi parfois appelée allium fistulosum alors que ce nom correspond en fait à la ciboule, plus commune : celle-ci fait des fleurs et se reproduit très bien par semis.
Septuagénaire, Mary Delany(1700-1788) se consacra à son art, une forme de découpage pour créer une collection de collages botaniques à partir de papier teint.
Portrait de Mary Delany par John Opie, 1782.
Elle interpréta nombre de spécimens délicats rencontrés dans le Buckinghamshire lors de ses séjours chez son amie, la duchesse de Portland, avec des superpositions sur fond noir.
Reconnue pour sa rigueur scientifique, Mary Delany a étiqueté chaque spécimen avec le nom taxonomique et le nom commun de la plante, la date, le lieu de prélèvement, le nom du donateur et un numéro de collection. Ce dernier a permis d'organiser les 985 collages de sa série Flora Delanica . L'ensemble forme un vaste et riche florilège , recueil de plantes et d'écrits dans la tradition des recueils de citations .
Quels outils Mary Delany pouvait-elle avoir à sa disposition, quelle méthode de travail et quels types de matériaux étaient disponibles en dehors de l'académie dans les années 1780 ?
Le carnet de la reine Charlotte, conservé dans la Collection royale, fut le premier indice : l'examen des ciseaux, de l'aiguille et du couteau a permis de supposer leur utilisation, pour découper des morceaux de papier et les positionner sur un fond noir. Les analyses chimiques des collages, réalisées par le British Museum, ont ensuite révélé l'existence d'un adhésif à base d'amidon. En comparant ces résultats avec des traités contemporains sur la colle et les adhésifs pour artistes, [...] Il semble donc probable que, parmi les différentes colles disponibles à l'époque, M.Delany ait opté pour une colle courante, comme la pâte de farine et d'eau, plutôt que la colle de reliure, une colle à base de vessies de poisson, salissante et coûteuse, qu'il fallait maintenir au chaud. Pour des raisons similaires, elle a probablement utilisé des pinceaux plus fins en poils de martre et en plumes d'oiseau pour peindre, et des pinceaux en poils d'écureuil pour appliquer la colle. [...] La dénomination des différents types de pinceaux peut induire en erreur : à cette époque, on appelait généralement les pinceaux des "crayons ", et un auteur, John Payne, a écrit : " Les crayons pour la peinture miniature ne sont pas faits de poils de chameau, mais du bout de la queue d'écureuil, et il en existe deux sortes : brun foncé et rouge jaunâtre. Ces derniers sont, pour une raison qui m'échappe, appelés crayons de martre. "[...] Le manque de fiabilité des dénominations historiques a donc constitué un obstacle aux recherches, car il était parfois difficile de déterminer la nature exacte des matériaux.
L'historienne et conservatrice Ruth Hayden a identifié une certaine Mme Nuens comme ayant aidé Mary Delany à broyer ses pigments d'aquarelle lorsqu'elle vivait en Irlande (car à cette époque, les aquarelles n'étaient pas vendues sous forme de pastilles, mais de morceaux de pigment qu'il fallait réduire en pâte). Cette découverte suggère que d'autres personnes ont pu assister M. Delany dans son travail, en broyant les couleurs pour elle, une tâche salissante et exigeant une force qu'une femme de plus de quatre-vingts ans n'avait peut-être plus. [...] Des couleurs utilisées par Mary Delany [...] La peinture noire utilisée pour créer les fonds des collages était probablement du noir de fumée, qu'il fallait fumer au-dessus du feu jusqu'à ce qu'il soit "débarrassé de la substance huileuse qu'il contenait à l'origine ", (extrait de "The Art of Painting in Miniature" ). La complexité de la préparation des peintures avec lesquelles M.Delany colorait ses collages permet d'apprécier le savoir-faire de son art. Bien que n'étant pas une artiste professionnelle, M.Delany possédait un sens aigu de l'artisanat et une compréhension fine des différentes techniques permettant de représenter ses fleurs. Forte de plusieurs années d'expérience dans la découpe de silhouettes, elle réalisait la plupart de ses œuvres à main levée, une prouesse .
Extrait d'une étude en anglais de Miriam Waters étudiante en licence de littérature et langue anglaises au Magdalen College d'Oxford.
1 kg de pêches dénoyautées
80 g de raisins secs
50 g d’oignons
deux gousses d’ail
400 g de sucre
400 ml de vinaigre de cidre
une cuillère à soupe de curry, de gingembre confit et de piment
Découper en morceaux puis porter à ébullition dans une casserole. Remuez jusqu’à obtenir la texture d’une compote. Mettez en pot. Patientez trois mois avant de goûter.
Attention cette sauce contient beaucoup de sucre mais c'est un délicieux condiment pour viandes froides et poulet rôti.
Une variante :
4 pêches jaunes
10 cl de vinaigre de vin blanc
2 piments oiseaux
1 oignon
1 poignée de raisins secs
1 bâton de cannelle
1 citron
1 morceau de gingembre frais
2 clous de girofle
1 pincée de noix de muscade
2 c à s de cassonade
1 c à s d'huile
Éplucher les pêches, retirez les noyaux , le gingembre et l'oignon et couper en morceaux.
Prélever le zeste du citron. Faire suer l'oignon dans l'huile d'olive sans le faire dorer.
Ajouter les pêches et le gingembre.
Saupoudrer de cassonade.
Verser le vinaigre puis ajouter les épices et le zeste de citron.
Laisser cuire le chutney de pêche pendant 20 minutes à feu doux.
Ambiance souvenir de la cuisine de ma grand-ma Rose.
Pas mon Monsieur dont c'est le surnom en lien avec mon pseudo Cerise violette.
Des fleurs de cerisier japonais , customisé à ma façon . Broderies et perles .
J'aime beaucoup ce tissu structuré Sakura to fugi de C'est du Joly. Il existe à fond bleu et à fond noir .
Elle perpétue un savoir-faire unique : la guipure d’Irlande, Irish Crochet Lace. Une technique oubliée après la guerre de 1914. Cette dentelle, fabriquée au crochet, est née vers 1850.
En période de famine, les Irlandais ont dû trouver un moyen de subsistance autre que la culture de la pomme de terre.
Les femmes savaient crocheter. Elles ont créé une guipure épaisse, adaptée du gros point de Venise.
La reine Victoria a apprécié la guipure d’Irlande et en a beaucoup porté.
Revues :
Les maisons de couture s’en sont emparées. Elle s’est développée en France et dans le Commonwealth. L’art nouveau et son répertoire floral a contribué à diffuser la guipure.
Elle est alors blanche ou écru, réalisée avec du lin, du coton ou des fils de soies.
Contrairement au crochet, la guipure irlandaise ne se monte pas rang par rang : des motifs en volume, réalisés indépendamment avec du cordon, prennent place sur un réseau fin et élaboré. Le contraste entre les éléments et le filet, imitant la dentelle aux fuseaux, a fait le succès de cette technique.
La végétation est un thème phare de cette dentelle particulière.
Marielle Olivier a travaillé sur la violette de Rouen et réalisé un bouquet de cette espèce florale locale qui pousse dans les éboulis crayeux :
Les techniques sont assez confidentielles. Il existe peu d’ouvrages, dont certains en anglais car les Irlandais ont émigré aux Etats-Unis.
La guipure d’Irlande est magnifique et se travaille avec un simple crochet et du fil !
Atelier
143 rue Louis Blanc
76100 Rouen.
Pour l'anecdote , c'est lors de la famine en Irlande que la famille de ma grand-mère maternelle émigra à Londres.
Lorsque je vivais et travaillais à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique, il m'arrivait de me déplacer en grande Brière toute proche .
Ces lieux sont exceptionnels.
Ce marais possède sous ses eaux des mines d'or noir. Le morta, du chêne enfoui depuis 5000 ans dans la tourbe. C'est la silice qui lui donne sa couleur. Petit à petit, les minéraux du sol dans lequel il se trouve remplacent la matière organique qui le compose, sans modifier sa structure atomique. Ce n’est donc pas un bois silicifié, pétrifié ou fossilisé.
Le terme Morta provient du patois briéron.
Cette matière archéologique est unique en Europe et elle demande à être préservée.
Le marais de 7000 ha est en indivision et l'extraction du morta autorisée du 15 septembre au 30 octobre sur 1 à 2 ha/an, à la main et après avoir payé de fortes taxes. Un enjeu entre les défenseurs du morta, matière de bord des marais , limitée et les artisans du morta.