Les Béguines
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Je ne connaissais que celles de Bruges en Belgique. Leur vie m'épatait mais pour rien au monde je ne l'aurais partagée.
A Rouen, les Béguines étaient des femmes autonomes, veuves ou célibataires, nobles ou roturières, qui vivaient en communautés religieuses laïques dès 1260. Elles décidaient de leur plein gré de vivre ainsi sans être au couvent et sans à avoir à prononcer de vœux.
Un partage de la vie entre la prière et le travail, une volonté de se mettre au service des déshérités. Elles dépendaient, non des autorités ecclésiastiques, mais du roi de France qui leur versait une rente.
Elles reçurent l'appui de l'archevêque de Rouen, Eudes Rigaud, proche compagnon du roi Louis IX (saint Louis) qui "en sema presque partout dans son royaume".
Leur béguinage originel se trouvait au début de l’actuelle rue de Vieux-Palais.
Les Béguines en furent expropriées lors de la construction de la forteresse par le roi Henri VI d’Angleterre, et elles s'installèrent en 1444 dans la rue alors nommée Saint Vigor.
En 1631, elles furent remplacées par les Bénédictines. De leur présence, il ne reste qu'un vestige de la chapelle transformée en logement.
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La plaque s’intègre dans un travail mémoriel autour des "Débats des Mémoires rouennaises ", voulus par la Ville pour visibiliser son histoire locale.
En plus de la signalétique visible rue des Béguines, des vestiges discrets mais précieux subsistent : une vieille paroi d’église intégrée à une habitation moderne ou encore une arcature conservée au Musée des Antiquités.
Un passage souterrain reliant l’ancienne chapelle à l’église paroissiale Saint-Vigor rappelle les mystères enfouis sous les rues de Rouen.
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Saint Vigor était une église romane édifiée au 12e siècle, transformée en style gothique au 13e siècle, puis rebâtie plus modestement au 16e siècle.
En 1791, elle est désaffectée et occupée par le culte protestant et revendue, avec le presbytère et trois maisons, en 1793. Elle est transformée en magasin et habitation. Un fabricant de sabots y habitait. Puis en 1857, elle servit d’atelier de carrosserie .
Une partie de l’église est abattue.
Les bombardements du 19 avril 1944 détruisent les maisons alentour et remettent à jour les ruines de l’église qui seront détruites en 1951.
Il ne reste aujourd'hui que quelques arcades gothiques visibles dans une cour d'immeuble au n°9 de la rue des Béguines( photo ci-dessus)
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La rue des Béguines fait aujourd'hui partie du quartier des Bons-Enfants. Grâce à un projet de valorisation patrimoniale porté par l’association du quartier, un circuit virtuel a même été mis en ligne pour découvrir autrement ces rues chargées d'histoire.
Violette
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