Saint Just (Eure)
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Près de Vernon , Saint Just est un village riche d'un château et d'une église.
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4ème quart XVI ème , XVIII ème, 1ère moitié XIX ème- Lacornée (architecte) et Belguise (jardinier).
Commanditaires , le duc de Penthièvre, Louis-Gabriel Suchet et Henri de Maistre , un célèbre habitant .
Du XV ème au XVII ème, la seigneurie de Saint-Just appartient à la famille de Croismare . Au XVIII ème la famille de Savary devient propriétaire du château. Au XIX ème siècle, le domaine passe dans le patrimoine de la famille d'Albufera. Les deux autres fiefs sont ceux de Cornehaut et de La Harelle.
La construction du château remonte à la fin du XVI ème par Jacques de Croixmare.
Au XVIII ème, le parc de 12 ha a été aménagé en jardin à la française, avec la réalisation du circuit d'eau, du potager et de plantations.
A la fin du XVIII ème, le château, propriété du duc de Penthièvre, a été transformé en maison de retraite pour ses serviteurs. Il a réalisé d'importantes modifications dans le château et construit en même temps le grand commun, la laiterie, la glacière et une fabrique.
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La fabrique
Vendu comme bien national en 1793, il a été acquis au début du XIX ème par le maréchal Suchet . En 1805, Victor Fanneau de la Horie, propriétaire depuis 1798, vend le château au chevalier Suchet, qui le revend à son frère, le futur maréchal et duc d'Albufera. Ce dernier fait border de peupliers l'allée en 1810, puis à partir de 1816, entreprend de grands travaux : distribution et décor du rez-de-chaussée du logis, réameublement avec du mobilier d'époque Empire, nouveau dessin du parc.
Entre 1817 et 1825 restauration générale effectués par l'architecte Lacornée, ainsi que la transformation du parc, à l'anglaise, sur les plans de Belguise, jardinier engagé en 1825.
En 1885-1886, le domaine est revendu à la famille de Maistre. La fabrique a été aménagée en atelier de peinture où Henri de Maistre a beaucoup travaillé entre les deux guerres.
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Depuis 1885, le château est aux mains de la même famille, qui s'est attaché à remettre le parc en état :
- en 1893, l'avenue est replantée en platanes,
- en 1905, la pièce d'eau est curée et les goulettes, disparues sous le calcaire et la terre, sont dégagées et remises en eau (1935).
- En 1904, l'aile gauche du château est abattue.
Les jardins ont reçu le label "jardin remarquable". Ils constituent l’attrait principal du château de Saint-Just. Derrière le château, un splendide miroir est colonisé par de nombreux nénuphars, et plusieurs variétés de poissions. Il est alimenté par trois chemins d’eau vive zigzaguant en cascades sous les arbres. Leurs cours sont entrecoupés de 22 bassins de formes géométriques différentes.
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Sous le verger, une "glacière" a été creusée : on y entassait la neige à des fins de conservation de la viande et des aliments.
Plus loin, dans l’allée de tilleuls il est possible d’admirer la "fabrique" dont la longue restauration a été achevée en 2016.
Le château du Rocher
Château né de la division du château de Saint-Just, en 1829, par la veuve du duc d'Albuféra. La propriété est alors achetée par Charles Ambroise Choderlos de Laclos, fils de Pierre Choderlos de Laclos, auteur des "Liaisons dangereuses" et époux de Laure Bottée, d'une famille propriétaire de la région.
Laclos deviendra maire de Saint-Just en 1830.
Le domaine du Rocher comprend le pavillon d'Osmont, construit par le marquis d'Osmont au XVIII ème, la chapelle du château de Saint-Just, édifiée par les Savary au XVIII ème les communs transformés en infirmerie par le duc de Penthièvre et un logis probablement construit au XIX ème.
Gros-œuvre en calcaire enduit ; toiture en pavillon couverte en ardoise ; logis à 1 étage carré et étage de comble ; lucarnes à frontons et volutes ; décor sculpté autour des fenêtres et ferronnerie au balcon du logis ; chapelle de plan allongé terminé en arrondi ; jardin de plan irrégulier
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La paroisse de Saint-Just fut consacrée, dès l’année 1025, à l’abbaye de Jumièges par le Duc Richard II de Normandie. Mais au siècle suivant elle passa dans les dépendances de l’abbaye de Fécamp. En 1370, elle est citée comme église paroissiale. De l’édifice médiéval ne subsistent que des vestiges: baies en tiers point (XV ème ) au chevet, fondations de murs sous le sol de l'église actuelle. En 1611 est élevée la tour carrée, au Nord de l’église (clocher actuel).
En 1866, la nef Est a été presque entièrement reconstruite en briques tant son état était délabré. à cette occasion ont été découverts des cercueils de pierre contenant des ossements humains et des vases. Sur la façade, dans une rosace, figurent, l’inscription "Venite Adoremus" et la date 1866.
On accède au clocher par un escalier hélicoïdal de 31 marches de pierre et de 16 en bois. Le clocher pouvait recevoir 3 cloches. Une seule y demeure : elle a été bénite en 1879 et se nomme "Léonine-Marthe-Laure".
Violette
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