La Renouée du Japon , indésirable
Un bulletin de la métropole de Rouen-Normandie nous a alerté sur une plante particulièrement néfaste pour l'environnement .
La Renouée du Japon,Fallopia japonica une des espèces invasives la plus répandue sur le territoire.
Une gestion particulière de ses déchets a été mise en place:
-Pas de broyage ou de débroussaillage qui répandent des fragments et multiplient les pieds (mieux vaut ne pas intervenir que de disperser les fragments).
-Coupe nette à la base au minimum 7 fois par an puis mise en sacs fermés pour éviter la dispersion pendant le transport.
-Pas de désherbage chimique, car cela est totalement inefficace sur la Renouée et pollue les nappes d’eau.
Que faire de ces déchets ?
-La Renouée n’est plus collectée comme déchets végétaux.
-Mettre les déchets de Renouée dans des sacs d’ordures ménagères qui seront collectés en même temps que les ordures habituelles.
-le transport de la Renouée pour l’apporter en déchetterie doit se faire dans des sacs fermés ou en remorque bâchée pour éviter tout risque de dispersion durant le transport. En effet, 1 cm de racine ou de tige peut suffire pour générer un nouveau pied ! La Renouée doit être déposée avec les déchets incinérables après signalement aux agents d’accueil.
Photo Jardins secrets
La Renouée du Japon est très commune dans l’ensemble du nord-ouest de la France. Dans l’état actuel des connaissances, cette espèce est présente dans plus de 50 % des communes du territoire.
Les renouées asiatiques sont des plantes herbacées vivaces à rhizome formant des fourrés denses pouvant atteindre 3
ou 4 m. Les tiges sont de couleur verte piquetées de petites taches rougeâtres. Elles sont creuses, cassantes et flétrissent chaque année dès les premières gelées mais elles sont toujours visibles durant l’hiver.
Photo Michael Gasperl (CC)
La Renouée du Japon est originaire des régions d’Asie orientale. On estime que son introduction en Europe a eu lieu au cours du 19
ème siècle pour leurs propriétés esthétiques et mellifères. C’est à partir du 20 ème siècle que l’on constate leur expansion, en lien directavec les perturbations grandissantes des milieux naturels.
La renouée se dissémine par multiplication végétative à partir de fragments de rhizomes et de boutures de tiges : chaque fragment de la plante peut ainsi redonner naissance à un nouvel individu. La propagation de la plante à l’échelle du territoire est ainsi essentiellement due au colportage, souvent involontaire, de terres contenant des fragments de rhizome de la plante.
Dessin Cisalb
La renouée monopolise l’espace, s’étend rapidement et remplace de la flore autochtone au niveau des zones colonisées. Cela conduit à la disparition locale des espèces indigènes en réduisant leur habitat disponible.
La plante en elle-même ne présente pas de risque connu pour la santé.
Les fauches répétées affaiblissent la plante : il est conseillé de les pratiquer tous les 15 jours ou 6 à 8 fois par an et
ce, du mois de mai au mois d’octobre. Il est possible de détruire les nouveaux pieds de renouées en déterrant tout
le rhizome (encore assez jeune et donc encore peu profondément enfoui).
Gif du haut: Ecochoix
Gif du bas :isere-drac-romanche.fr
Violette




